Pourquoi ?

Mon ego

Mon inspiration

Mon histoire

Chacune de mes créations est un morceau de mon âme. Elles reflètent mon histoire, mes émotions, un moment de vie, mes peurs, mes souffrances, mes envies, les personnes que j’aime. 

Une certaine violence en émane parce que je suis comme ça. C’est ma part sombre. Mon paradoxe c’est que je hais cette violence qui pourtant est ma muse.

Nous avons été présentées très tôt, la violence et moi. 

Le premier incident « extérieur » dont je me souviens, je devais avoir 8 ans. J’ai grandi dans une cité, il y avait un terrain de basket derrière mon immeuble où j’adorais faire du vélo. Un jour un garçon un peu plus âgé que moi me fait face avec un couteau pour me piquer mon deux roues. Hémiplégique de naissance c’était l’une des seules activités que je pouvais pratiquer sans me démarquer des autres. Il était hors de question que je cède, que je me laisse faire. Je crois ne pas avoir eu peur du danger. C’était une évidence, une façon d’être, mon éducation, mon héritage parental. J’ai résisté et je l’ai gardé. À la maison, ma mère essayait de faire vivre sa famille mais elle n’avait jamais connu l’amour parental et devait régler ses propres problèmes de violence qu’elle avait subi dans son passé. Mon Père, ce combattant, était de ceux qui luttait pour toutes les causes et les personnes qui lui tenait à coeur. Tout cela dans un schéma de famille recomposée avec deux grandes soeurs de la première union de notre mère et un rejet total de ma famille paternelle. 

Mon père m’a offert mon premier Polaroid au Noël de mes 9 ans. C’était le photographe de la maison et c’est grâce à lui que j’ai découvert cette passion. Sauf qu’il ne me mettait dans la boite que les belles choses, les bons moments. Alors que mes parents étaient en plein déchirement, en pleine séparation, ce cadeau de Noël me disait qu’il y aurait encore de beaux moments à vivre et que mon père ne raterait rien de ce que j’allais vivre sans lui.

La capture de l’image est alors devenu symbole de réalité pour moi. 

La photographie est devenue très vite mon moyen d’expression et de partage. Au début, comme on me l’avait appris j’ai pris du « beau » (de jolis paysages, des couchés de soleil, de belles bâtisses, des mariages…). Je n’étais alors que spectatrice même si le détail avait déjà pour moi une grande importance (par exemple la bulle sur le nez du bébé dans le bain). Je ressentais un manque. Ces photos étaient jolies, mais pas à mon image, elles ne me parlaient pas. Il y a quelques années j’ai accepté de lier mon inspiration à ce qui est rejeté, sale, à l’envie de m’exprimer et ma propre histoire. Il était bien- sûr difficile voire impossible de trouver ces images complètes dans la rue. Comme un puzzle, il me fallait réunir tout ces éléments, ces instants, ces messages pour obtenir l’oeuvre finale. D’où la nécessité de travailler avec différents logiciels pour ajouter, pour transformer. Ces éléments que je combine l’un après l’autre sont un moyen d’expier, une thérapie.

J’ai compris, très jeune, que je ne pourrais pas changer le monde qui m’entoure, ni changer mon histoire, que les inégalités étaient et qu’il fallait faire avec. Pour autant, j’essaie de mener un combat, de mettre en avant, de montrer, de dénoncer l’obscure. Je délivre un message : N’aies peur de personne, save yourself, soit fort(e). 

Mon père m’a offert mon premier Polaroid au Noël de mes 9 ans. C’était le photographe de la maison et c’est grâce à lui que j’ai découvert cette passion. Sauf qu’il ne me mettait dans la boite que les belles choses, les bons moments. Alors que mes parents étaient en plein déchirement, en pleine séparation, ce cadeau de Noël me disait qu’il y aurait encore de beaux moments à vivre et que mon père ne raterait rien de ce que j’allais vivre sans lui.

La femme est très souvent au coeur de mes créations. La femme forte, la femme qui souffre, la femme qui se bat (ou combattante), cette femme que je crois ou que j’aimerais être. À toutes ces femmes je leur apporte mon soutien, sans être féministe, juste factuelle. L’horreur de leur résiliation me transperce. Je voue une totale admiration à ces femmes singulières qui savent mener leur propre combat. 

En arrière plan je dénonce, au centre je sublime, ou tout du moins j’essaie, la combativité. 

Et puis parfois au milieu de cette noirceur, quelque chose, quelqu’un me touche, me redonne espoir. Alors je transmets aussi cette sensation. D’autres photographies plus claires, plus lumineuses, plus gaies, plus colorées prennent jour. 

 Tout cela se fait derrière mon objectif et à l’aide de mon ordinateur. 

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